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RESTO le bosphore(belgique)

Restaurant de spécialités
turques et françaises(1988)

Grillade au feu de bois

Livraison a domicile/plat emportés
Menus de 18 à 36 euros
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http://www.lebosphore.be/
Rue de la loi,2
7170 la louvière(belgique)
064/22.79.31


Mercredi 10 décembre 2008


Personnage imaginaire ou réel, Nasreddin Hodja, maître d'école coranique, originaire d'Anatolie, aurait vécu à l'époque des sultans seldjoukides au 13ème siècle. Avec ses saynètes et paroles caricaturales, truculentes, pittoresques mais aussi pleines d'enseignements, il incarne un personnage naïf pétrit de sagesse populaire, d'une logique implacable qui réagit en toutes occasions avec humour et subtilité.

 




Quelques exemples


Nasreddin Hodja et son voisin prennent le frais, assis chacun devant sa porte, à quelques pas l'un de l'autre. Tout à coup, le voisin se lève et s'écrie :
-Nasreddin regarde ! Regarde là-bas sur la place, il y a un homme qui marche portant un plat ! Mais c'est une oie je crois
-En quoi cela me concerne ? Murmure Nasreddin Hodja sans bouger.
-Mais il vient par ici et se dirige tout droit vers ta maison.
-En quoi alors est-ce que cela te concerne ? Répond Nasreddin Hodja qui se lève à son tour.

-Nasreddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? Vient lui demander un de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.
-Tu n'as pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m'en servir pour mettre de la farine à sécher.
-Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te croie ?
-Tu n'es qu'un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu'on n'a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n'importe quoi dessus ?



On n'aimait bien embarrasser Nasreddin Hodja avec des questions oiseuses ou carrément impossibles à résoudre. Un jour, on lui demande :
-Nasreddin, toi qui es versé dans les sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile du soleil ou de la lune
-La lune sans aucun doute. Elle éclaire quand il fait nuit, alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.



Nasreddin Hodja était gros. Un jour qu'il voulait enfourcher son âne, il s'y prit maladroitement et basculant par-dessus le dos de l'animal, il se retrouva à terre de l'autre coté, pour le plus grand amusement de tous les assistants
-Vous riez bêtement, conclu le Hodja en se relevant péniblement. De toute façon, je devais bien redescendre….

Nasreddin Hodja décide d'offrir à Tamerlan (chef des Huns) quelques figues de son jardin pour se concilier ses bonnes grâces. Le Hodja ignore à quel point le Tartare a ces fruits en horreur.
A peine Nasreddin les lui a-t-il donné que Tamerlan en prend une bien mûre et la lui lance au visage.
-Allah est grand ! s'exclame Nasreddin sans broncher, quoiqu'il soit tout couvert du jus et de la chaire éclatée.
Agacé Tamerlan en prend une autre et recommence.
-Grâces te soient rendues, Allah !
Et Nasreddin a l'air aussi content que si on lui annonçait une livraison de halva.
-Arrête, fils de chacal ! cria Tamerlan exaspéré. As-tu fini de rendre aussi stupidement grâce au ciel ? Tu ne vois pas dans quel état j'ai mis ta tête et ton turban ?
-Je comprends ta surprise, ô mon maître, mais quand je pense que j'ai failli t'apporter des melons !

Nasreddin Hodja traverse la ville debout dans sa vielle carriole, en cravachant sauvagement son âne qui galope tant qu'il peut
-Où vas-tu, Nasreddin ? lui crie quelqu'un au passage. Tu as l'air bien pressé
-Je ne suis pas pressé mais je veux qu'il aille si vite qu'il oublie qu'il est un âne !

C'est jour de marché. Il y a sur la place, comme d'habitude une grande affluence de gens qui vont, viennent, parlent fort, gesticulent, tout à la joie de faire de bonnes affaires et de rencontrer des amis. Nasreddin Hodja se mêle à la foule et déambule avec les autres lorsqu'il découvre par terre une petite pièce de monnaie. Aussitôt il la ramasse et monte sur la terrasse d'une maison :
-Holà ! Vous tous, crie-t-il en brandissant la pièce, cessez de vous agiter ainsi, je l'ai trouvée !

-Y a-t-il ici des gens mariés ? crie soudain Nasreddin dans la maison de thé. S'il y en a, je m'en vais !
-Qu'est-ce qui te prend encore ? lui demande-t-on. N'es-tu pas marié toi-même ?
-Justement ! Je déteste ceux qui se sont mariés avant moi parce qu'ils ne m'ont pas prévenu.
-Et ceux qui se sont mariés après toi ?
-Je les déteste aussi,
-Mais pourquoi donc ?
-Parce qu'ils ne m'ont pas demandé conseil !

Nasreddin du temps qu'il était aubergiste à la campagne, voit arriver un jour une troupe brillante de chasseurs à cheval. C'est un grand seigneur et sa suite.
-Holà, aubergiste une collation ! Nous avons l'estomac vide. Nasreddin leur prépare une omelette qu'ils mangent avec appétit.
-Combien te dois-je ? demande le seigneur au moment de repartir.
-Trente dinars, Excellence.
-Par Allah ! Trente dinars pour une omelette ! Les œufs sont donc bien rares par ici.
-Non, Excellence, ce ne sont pas les œufs qui sont rares par ici, ce sont les gens riches.

Nasreddin sort sur le pas de sa porte en tenant une cruche, mais se rendre à la fontaine par cette chaleur est une corvée. Il avise une petite fille qui passe par-là et lui demande d'aller lui chercher de l'eau.
-Surtout ne casse pas la cruche, lui recommande-t-il et là-dessus lui donne une paire de gifles.
La petite se met à pleurer et son voisin qui a vu la scène, est furieux d'une telle brutalité :
-Qu'Allah te maudisse, Nasreddin ! Il n'y a pas d'être plus vil que toi !
-Dis-moi, toi qui fais le censeur : à quoi servent les gifles quand la cruche est cassée ?

Nasreddin Hodja se promenait une fois dans les rues de la ville, revêtu d'habits de deuil et affichant une tête d'enterrement.
-Quelqu'un est mort ? lui demande un passant.
-Il se pourrait que quelqu'un soit mort sans que je ne le sache, répond le Hodja gravement. Et je veux être à la hauteur.

A la maison de thé, on s'était régalé toute la soirée des paradoxes et idioties du Hodja, lorsque pour finir, quelqu'un lui demanda :
-Nasreddin, toi qui as réponse à tout, y a-t-il seulement une question à laquelle tu serais incapable de répondre ?
-Bien sûr, mais il faut que ce soit une vraie question.
-Qu'entends-tu par-là ?
-Une fois, par exemple j'étais en train de voler du blé dans la grange de mon voisin lorsqu'il est arrivé à l'improviste, me prenant la main dans le sac. Il m'a demandé : Nasreddin que fais-tu là ? Je n'ai pas su quoi lui répondre !

Par Gini-Meryem - Publié dans : ils sont turcs...
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Commentaires

excelent ton blog j me suis régalé avec, bonne continuation
Commentaire n°1 posté par zwat le 27/06/2009 à 18h39
 
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