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Par Meral Üstün
L’arrivée du printemps emplissant nos âmes d’enthousiasme, nous avons
décidé d’aller dans les Iles des Princes afin de vivre pleinement cet autre aspect Istanbul. Installés à l’arrière du bateau urbain de 9h30 au départ de Bostancı tout en dégustant les poğaça
(viennoiserie) que nous avions prévus et en buvant le thé servi sur le bateau, nous sommes arrivés à Büyükada sans voir le temps passer.
Nous avons immédiatement pris un phaéton en direction de l’Eglise Aya
Yorgi (Saint Georges) et sommes montés à Lunapark (parc d’attraction), place ainsi surnommée par les habitants du coin. Tout le long de la route nous avons admiré les magnifiques demeures, plus
superbes les unes que les autres, que la bonne société stambouliote privilégiait en tant que résidences d’été à une époque où rien n’était ni trop beau ou ni trop
somptueux.
Au bas du chemin abrupt qui nous attendait à l’arrivée sur la place
Lunapark, j’ai acheté auprès des marchands toutes sortes de portes bonheur...pour la santé, la prospérité, l’abondance. La seule vue des étales suffisait à réconforter
!
Consacrée à Saint Georges l’église Aya Yorgi se trouve sur la plus
grande hauteur de Büyükada. Comme les centaines de personnes de religions différentes nous avons également grimpé le chemin jusqu’à Aya Yorgi selon le rituel immuable effectué tous les ans les 23
avril et 24 septembre. Quelques bancs sur le trajet permettent aux plus fatigués de faire une petite pause et de reprendre tant soit peu leur souffle. La beauté du spectacle sur la forêt, la vue
intermittente de la mer et des îles a vite fait oublier la raideur de l’ascension…
Appelée Aya Yorgos par les Grecs, au cours du temps l’église pris le nom
de Aya Yorgi. Voici la légende qui fait de cette église un lieu important de pèlerinage et de vœux :
A l’époque des croisades, les religieux enterrèrent les icônes et objets
sacrés de l’église Aya Yorgi afin de les protéger…Bien longtemps après un berger vit en rêve Aya Yorgi, une voix lui disant de gravir le sentier jusqu’à l’église et de creuser la terre là d’où
provenait un son de cloche...
Au début le berger n’y prêta pas attention, mais refaisant ce rêve trois nuits de suite, il escaladât en silence, seul et pied nu le long chemin. Ce qu’il avait vu en rêve se réalisa ; et dès
qu’il s’approcha de l’église, il entendit des cloches sonner et creusant juste à cet endroit, il découvrit les objets enfouis. Les icônes et objets sacrés sont actuellement exposés dans l’église
Aya Yorgi.
En outre cette église est considérée comme l’un des deux hauts lieux de pèlerinages chrétiens (l’autre étant l’église de la Vierge Marie à Ephèse), lieux qui attirent tous les ans un nombre
important de visiteurs ; Et à ces périodes de l’année il est presque impossible de mettre un pied ni sur les bateaux, ni dans l’église, ni sur le chemin vers l’église. D’après la croyance
chrétienne, les personnes qui montent jusqu’à Aya Yorgi sont considérées comme pèlerins. Les visiteurs doivent grimper sans parler, faire des vœux dans l’église et y prennent une cloche ou une
clé. Si le vœu se réalise, ils doivent revenir à l’église et restituer ces objets. Les dons d’huile sont plus particulièrement appréciés. L’église est ouverte toute l’année.
Tout le long du chemin qui monte à l’église Aya Yorgi on peut voir en grande quantité des rubans noués aux buissons, des tas de pierres les unes sur les autres, des bobines de fils déroulées.
D’après la croyance populaire celui qui gravit en silence le chemin, ayant noués des rubans aux bosquets voit ses vœux se réaliser, ses affaires s’arranger, celui qui a dévidé une bobine de fil
verra la chance s’ouvrir à lui.
Comme notre visite ne correspondait pas à ces dates nous nous sommes
contentés d’allumer un cierge dans l’église et de retourner à l’embarcadère par un autre chemin. Ainsi nous avons pu admirer avec plaisir les maisons qui se trouvaient sur le bord de la route.
Ensuite nous sommes passés à Heybeliada avec un taxi de mer - Deniz taksi. Si vous avez la chance d’en trouver un (il y en a très peu actuellement), ce moyen de transport maritime est vraiment
pratique et économique surtout quand on est nombreux.
Par rapport à Büyükadaya, Heybeliada est plus petite et plus calme.
Réputée pour ses Etablissements des Forces Navales, son sanatorium et ces temps-ci la très à la mode école de séminaristes.
C’est passablement affamés, que nous sommes arrivés au Mavi Restoran,
dont nous avions entendu dire beaucoup de bien et où nous avions réservé. Mavi Restoran se trouve au bord de l’eau juste en face de l’embarcadère İDO. La propriétaire Nigar hanım nous a accueilli
avec son large sourire permanent. Dans la cuisine nous avons choisi nos hors d’œuvres – Meze, tous si tentant que nous n’avons pas voulu en manquer un seul ! Ce sont les meilleurs meze que j’ai
mangé depuis longtemps, variés et fraîchement préparés, également les meilleurs poissons, le tout arrosé de rakı. Après avoir englouti nos moules, ce fut le temps du retour et sans avoir pu voir
les autres parties de l’île nous retournèrent à Bostancı avec la vedette Mavi Marmara.
Mavi Restoran
Yalı Caddesi No:29, Heybeliada – İstanbul
Tél : (0216) 351 01 28
www.mavirestaurant.net





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