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RESTO le bosphore(belgique)

Restaurant de spécialités
turques et françaises(1988)

Grillade au feu de bois

Livraison a domicile/plat emportés
Menus de 18 à 36 euros
grand parking aisé
@:info@lebosphore.be
http://www.lebosphore.be/
Rue de la loi,2
7170 la louvière(belgique)
064/22.79.31


Gastronomie

Lundi 23 novembre 2009

Le secret d'un bon halva, le cuire à feu très doux en le remuant constamment. Halva de farine ou de semoule, il est toujours cuit avec du beurre ou de la margarine.

İrmik Helvasi (Halva de semoule)
2 verres de semoule
1,5 verres d'eau
1,5 verres de lait
2,5 verres de sucre en poudre
1 cuillère à soupe de pignons de pin
125g de margarine
Dans un faitout faites revenir à feu doux la semoule et les pignons en remuant avec une cuillère en bois, jusqu'à ce que la semoule prenne une belle couleur ambrée, environ 25-35 minutes. Dans une autre casserole, chauffez lait, eau, sucre et margarine. Versez délicatement ce sirop sur la semoule, mélangez. Attention à vos mains, avec la chaleur les graines de semoule peuvent sauter. Poursuivez la cuisson pendant 5-10 minutes. Fermez avec le couvercle et laissez reposer une demi-heure. Servir tiède dans des coupelles et saupoudrez de cannelle si vous le désirez.


Un Helvasi (Halva de farine)
2 verres de farine
3 verres d'eau
2,5 verres de sucre en poudre
1 cuillère à soupe de pignons de pin
125g de margarine
Faites revenir à l'aide d‘une cuillère en bois, la farine et les pignons jusqu'à ce que la farine ait pris une belle couleur. Il ne faut la laisser brûler. De temps en temps en faisant très attention à vos doigts, prenez un pignon dégagez-le de la farine et contrôlez sa couleur. Après 25-35 minutes, ajoutez petit à petit, eau, sucre et margarine en mélangeant constamment, faites attention en ajoutant l'eau que la farine ne fasse pas de grumeaux. Mélangez encore 5-10 minutes la préparation qui s'épaissira considérablement. Eteignez le feu, couvrez et laissez reposer. La préparation encore tiède, faites des boulettes avec une cuillère trempée dans l'eau afin d'obtenir de petites formes oblongues, caractéristiques à cette spécialité.

Par Gini-Meryem/gini-ninie
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Mardi 3 février 2009


Un appel un peu rauque, à la nuit tombée… C’est un vendeur ambulant qui porte dans les rues sombres sa provision de boza. Vous pouvez l‘entendre encore aujourd’hui, dans certains quartiers. Il nous prévient de l’arrivée de l’hiver dès la fin octobre et continuera de lancer son cri chaque soir… booozaaa… jusqu’au printemps !
La boisson qu’il vous propose était connue des peuples d’Asie Mineure, il y a probablement 8 mille ans et dès le IVe siècle avant J.C. Xénophon y fait allusion, en précisant que la conservation se fait par enfouissement de pot en terre contenant la boisson fermentée.

Elle fut très appréciée des ottomans et on en retrouve la trace dans les livres de compte de tout l’empire. En 1635, on recensait à Istanbul, 300 boutiques de boza où travaillaient pas moins de 1000 personnes à sa fabrication. Il est précisé qu’il y a 40 autres boutiques où l’on fabrique une autre sorte de boza non alcoolisée avec du millet de Tekirdağ.
En effet, si le procédé de fabrication ne varie pas beaucoup, les céréales utilisées diffèrent au cours du temps et suivants les zones géographiques de l’empire : millet (darı), blé (buğday), riz (pirinç), mais (mısır), seigle (çavdar) ou orge (arpa). Le goût en est plus ou moins aigre, plus ou moins sucré, la consistance plus ou moins épaisse.

Beaucoup de pays de l’ancien empire ottoman ont gardé l’habitude de consommer cette boisson énergisante à base de farines de céréales légèrement grillées puis cuites avec de l’eau. On y ajoute de la levure de bière, de la mie de pain ou un peu de boza pour provoquer la fermentation.
Dans le Caucase, des familles d’origine turque préparent encore une boisson alcoolisée à 5° ou 6° comme on en trouvait dans les « bozahane » avant le XVIIIe siècle. A cette époque, de nombreuses boutiques furent fermées suite à l’interdiction de vente d’alcool.
Après 1839, la vente et la consommation de boza reprirent de l’essor grâce à une recette albanaise, à base de semoule de millet, légèrement sucrée, consistante et pratiquement non alcoolisée, assez proche de celle utilisée actuellement en Turquie.

Elle reste ici un symbole de convivialité et la boisson privilégiée des soirées hivernales en famille ou entre amis.
La boza bien fraiche, servie dans un verre, puis saupoudrée généreusement de cannelle, se déguste par petites gorgées, accompagnée de pois chiches grillés que l’on met généralement sur le verre de boza.
Vous pouvez vous laisser tenter par les nostalgiques vocalises du sympathique marchand mais la qualité du breuvage n’est pas garantie. Une fermentation trop avancée change le goût.

Faites plutôt le déplacement jusqu’au véritable sanctuaire de la boza à proximité de l’aqueduc de Valens dans le quartier de Vefa. Avant d’aller déguster votre boza, n’oubliez pas de vous munir d’un sachet de pois chiches grillés (leblebi) tout chauds. Tout est prévu, la boutique de fruits secs est juste en face…
Il ne vous reste qu’à pousser la porte du petit musée de la boza pour découvrir le décor vieillot, avec boiseries et colonnes miroitantes, qui n’a pas changé depuis 1930.
Atatürk, lui-même, a fréquenté ce lieu en 1937 et son verre est respectueusement exposé sous cloche.

Si vous appréciez les spectacles insolites de la rue, allez-y plutôt un dimanche en fin d’après-midi : vous y verrez le ballet des serveurs chargés de plateaux, distribuant les verres de boza aux clients qui attendent patiemment dans leurs voitures en stationnement.

A l’intérieur, l’activité est tout aussi intense. La dégustation peut se faire sur place mais les traditionnelles carafes de verre sont proposées pour la vente à emporter.
C’est en 1876 que les frères Haci Sadık et Haci İbrahim, arrivés d’une province du Kosovo depuis quelques années et fabricants de boza dans le quartier de Vefa, choisirent ce nom comme marque déposée, celle qui existe encore aujourd’hui.

Adresse : Katıp Çelebi Cad. No104/1

Par Gini-Meryem
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Mardi 30 décembre 2008

Les vins turcs ont énormément gagné en prestige. Production et consommation ont augmenté rapidement ces dernières années et prenant place dans le marché mondial la qualité s'est considérablement améliorée. Dans les grandes villes vous verrez de plus en plus de boutiques spécialisées. Voici d'après le jury d'experts du quotidien Hürriyet de Janvier 2004, la liste des dix meilleurs vins turcs dont la plupart sont rouges pour quatre vins blancs seulement.

Doluca Özel Kav Kirmizi
Doluca Özel Kav est un vin rouge foncé bordeaux. Produit à partir de cépages des régions de Diyarbakir et Elaziğ. Vin richement fruité aux saveurs de clou de girofle, vanille, quetsche et mûre. Cuvée harmonieuse des crus Boğazkere et Öküzgözü. La récolte 2000 a obtenu la médaille d'or au concours "Challenge International du Vin" de France en 2001, et la médaille d'argent "Monde Selection" 2003 en Belgique. Accompagne admirablement les viandes, brochettes, lasagnes, ravioli, tortellini et doit être bu chambré (16o et 20o). Ce vin peut se conserver de sept à huit ans.

Sarafin Merlot
De couleur bordeaux foncé Sarafin Merlot doit son nom aux cépages dont il provient. Fortement fruité c'est un vin léger qui a du corps. Produit des vignobles de la région de Saroz ce vin a obtenu la médaille d'argent "Challenge International du Vin" de France en 2001. Excellent avec les viandes d'agneau et de veau, brochettes et plats à base de pâtes. Doit être bu chambré (16o et 18o). Se conserve six – sept ans.

Sarafin Cabernet Sauvignon
Vin rouge foncé est vinifié 18 mois dans des fûts de chêne français. Le raisin Cabernet Sauvignon de part sa nature et l'âpreté due au chêne donnent au vin un goût prononcé de vanille. Au corps riche et complexe Cabernet Sauvignon est un vin de 14o de qualité internationale. Bu chambré 16o – 18o) il accompagne à merveille les viandes rouges en sauce et les spaghetti. Se conserve dix ans.

Kavaklidere boğazkere
Vin rouge prononcé Boğazkere a un parfum de fruits secs et de figue, fort en corps et âpre, il est provient d'un mono cépage. Il prend la saveur des fûts de chêne dans lequel il vinifie pendant douze mois ce qui lui donne son goût à la fois fruité, épicé et boisé. Il finit son évolution en bouteille pendant un an. Il peut se conserver près de dix ans. Excellent avec les viandes rouges et blanches.

Sarafin chardonnay
Jaune paille foncé ce Chardonnay au goût fruité laisse un doux velouté dans le palais. Ayant du corps ce vin est idéal avec les plats de résistance. Sarafin Chardonnay 99 a obtenu la médaille d'argent 2001 en France au concours international "Vinalies", les médailles de bronze et argent en 2000 et 2001 "Challenge International du Vin" de France et également pour les années 2002 2003 les médailles de bronze et argent au concours "Chardonnay du Monde" de France. Médailles d'or cette année en Slovaquie au concours des vins de Ljubljana. Idéal pour les plats de résistance et les spaghettis en sauce et viandes blanches. Doit être bu entre 8o et 10o. Se conserve de cinq à six ans.

Kavaklidere kalecik karasi
Fait avec les cépages Kalecik Karasi des environs de Kalecik près d‘Ankara en Anatolie Centrale. Vin rouge de prestige de couleur rubis riche et équilibré aux saveurs fruitées et profondes de vanille, cacao et baies rouges. Ce vin a reçu sept prix depuis 1995. Peut être servi avec les viandes rouges, en particulier un châteaubriant et les fromages. Doit être bu chambré (16o –18o).

Kavaklidere öküzgözü
Vin rouge vif, légèrement dense et sec au bouquet de fruit (cerise, mûres, framboise, pruneau) épice et fût de chêne. Il se vinifie dans ces fûts douze mois puis doit attendre un an en bouteille. Médaille de bronze International Wine and Spirits Competition 2000 en Angleterre, médaille d'or "Egologico Internazionale" en Italie. Servir chambré (16o – 18o) avec des viandes rouges et grillades, fromages et poulet.

Kavaklidere Narince
Mono cépage produit à partir du fameux raisin Narince de la région de Tokat par les vins Kavaklidere mis en fût de chêne un an et attend un an également en bouteille. Consommable immédiatement, ce vin peut attendre encore quatre – cinq ans. D'une couleur vert-jaune ce vin à l'arôme d'agrume, citron et camomille, a du corps et un arrière goût de fût de chêne. Recommandé avec les entrées, fruits de mer et volailles. Il donne toute sa saveur bu à 8o 10o.

Sarafin Sauvignon Blanc
D'un jaune tirant légèrement sur le vert Sarafin Sauvignon Blanc est un vin dont le riche bouquet rappelle la pomme verte, prune verte et épices fraîches. Cépages provenant de la presqu'île de Saroz. D'un goût vif et rafraîchissant, c'est un vin sec et aromatisé. Médailles d ‘argent au "Vinalies Internationales" de France en 2000 et 2002. Accompagne admirablement les fruits de mer, les cuisines orientales et indiennes. Doit se boire entre 8o et 10o. Se conserve deux –trois ans.

Doluca Safir
C'est le seul vin doux et sucré faisant partie des dix meilleurs vins. Fait à partir des raisins "Misket", c'est vin au profond bouquet d'agrumes, miel, camomille. Couleur or, son goût sucré et aromatisé est rafraîchissant. Le millésime 2000 a obtenu les médailles d'or et d'argent les années 2000 et 2001 aux concours "Vinalies Internationales" en France. Idéal avec les desserts, cakes, fruits et glaces. Il est recommandé de le consommer à 6o.. Ce vin se conserve deux – trois ans.

Vins par ordre alphabétique ayant retenu l'attention du jury.

Ankara Üniversitesi Porto likör şarabi
Atatürk Orman Çiftliği Boğa Kani
Doluca Moscado
Doluca Özel Kav Beyaz (blanc)
Doluca Antik 2000
Gülor Sangiovese 2001
Gülor Cabernet Sauvignon 2001
Gülor Cabernet Sauvignon Merlot
Gülor Sangiovese Montepulciano
Kavaklidere Muscat
Kavaklidere Carignan Alicante
Kavaklidere Cabernet Sauvignon - Carignan
Kavaklidere Emir Sultaniye (demi-sec)
Kavaklidere Selection 2000
Kavaklidere Selection 1998
Melen Cabernet Sauvignon 2001
Melen Hamburg misketi
Pamukkale Şiraz
Sarafin Cabernet Sauvignon
Sarafin Fume Blanc
Sevilen Merlot 1999
Tekel Buzbağ
Tekel Hoşbağ
Turasan Kalecik Karasi
Turasan Boğazkere 2000

Par Gini-Meryem
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Mardi 16 décembre 2008


 

Alabalyk - truite : toute l’année
Barbunya - rouget : avril, mai, juillet
De couleur violacée, sa peau fine et ses écailles épaisses permettent de le nettoyer facilement. Le petit rouget s’appèle tekir
Çinekop - jeune lüfer : après août, defne est un petit çinakop.
Çipura - daurade grise : après octobre
Appelé aussi alyanak à Istanbul et dans la Mer de Marmara.
Dil baly?y - sole : toute l’année
On ne coupe pas les nageoires quand on le prépare et on le fend pour qu’elle ne se replie pas en cuisant.
Dülger - saint-pierre : toute l’année
Fener - baudroie : toute l’année
Gelincik baly?y - loche : mai, juin, juillet, août
En Turquie c’est un poisson sacré pour les juifs. Après la traversée du désert, c’est la première nourriture qu’ils trouvèrent. Manger ce poisson le vendredi est devenu une tradition. Poisson rare que l’on pêche avec des paniers en osier, livar. Bien que méconnu, bouilli avec des prunes aigres, c’est un poisson à chaire délicieuse.
Gümüs - athérine : février, mars
Hamsi
- anchois : décembre, janvier, février
Sa chaire grasse est délicieuse, plus particulièrement en hiver. Au printemps et en été, période de reproduction, sa chaire devient sèche et moins bonne à la consommation
Yskorpit - rascasse : mai, juin, juillet
Ressemble beaucoup au poisson appelé lipsoz qui est moins fréquent. Ses arêtes étant vénéneuses, il est
préférable de le faire nettoyer par un professionnel.
Ystavrit - macreuse : toute l’année
Il existe trois espèces; sarykanat istavrit, karagöz istavrit, karadeniz istavrit. On appele kraça les petits des trois espèces. La meilleure espèce est sarykanat et se trouve dans la mer de Marmara à partir de novembre.
Yzmarit - mendole commune : novembre, décembre, janvier, février
Il est possible de la pêcher en été le long des cotes et des quais. Sa chaire est douce. A celles de grande taille, on donne le nom de kanal ou pabuç istavrit, aux plus petites kancur.
Kalkan - turbot : février, mars, avril
Sa provenance originale est la Mer Noire. Ses arêtes étant très épaisses, il est préférable de le faire préparer par le poissonnier
Karagöz - daurade : toute l’année
Poisson à chaire blanche-excellente des mers turques. Sa chaire devient plus grasse l’hiver. De la même famille que le bar
Kayabalygy - gobie : toute l’année
Très digeste, il est surtout pêché au printemps.
Kefal - mullet gris : janvier, février, mars
On trouve 6 espèces dans les mers turques ; haskefal, altynba? kefal,topba? kefal, pulaterina, ilarya, dukaly kefal. Le likomnos est un pulaterina fumé.
Kylyç - espadon : entre août et janvier, avril
C’est quand il passe de la Mer Noire à la Mer de Marmara que sa chaire est la meilleure. Il est pêché au harpon dans la Mer de Marmara jusqu'à la fin du printemps.
Kyrlangyç - trigle : entre avril et septembre
Les autres noms sont mazak et öksüz. Mazak est un petit trigle. Poisson ayant le moins d’odeur, il est idéal en soupe.
Kofana - lüfer adulte :septembre, octobre, novembre, décembre, janvier
Kolyoz - sorte de maquereau : juillet, août, septembre
sorte de maquereau: Poisson légèrement bleuté, il ressemble au maquereau et est idéal pour la salaison.
Levrek - bar : mars, avril, mai, juin
Poisson très digeste excellent à toutes les saisons. On donne le nom de ispendek au bar de petite taille.
Lüfer - temnodon sauteur (spécifique à Istanbul) : septembre, octobre, novembre, décembre, janvier
Du jeune animal à l’adulte prend différents noms, çinekop, lüfer, kofana. Poissons mangés grillés. Au printemps la chaire du lüfer est maigre et ne s’accommode pas bien en grillade. Le kofana est un poisson particulièrement savoureux.
Mercan - daurade : septembre, octobre, novembre, décembre
Mandagöz mercan, tranca, frangi sont les différentes sortes. On donne le nom de litrinos aux jeunes mercan. Ne se pêche pas en Mer Noire.
Mezgit - merlan : toute l’année
Pêché au troll c’est un poisson familier des marchés. Poisson acheminé de loin peut ne pas être toujours frais.
Orkinos - thon : seulement en conserve
Palamut - bonite : août, septembre, octobre, novembre, décembre, janvier
Jeune thon, c’est un poisson saisonnier de courte durée. Immigre de la Mer de Noire vers la Mer de Marmara la deuxième semaine de septembre et retourne vers la Mer Noire au printemps. Le jeune animal prend le nom de çingene palamut ou deniz byldyrcyn . La Mer Noire étant peu salée et riche en plancton l’animal atteint sa taille adulte vers la fin septembre. Poisson riche en vitamines A et D.
Sardalya - sardine : juillet, août, septembre, octobre
Autre nom, ate? baly?y. Peu pêcher de novembre à juin, sa chaire étant fade pendant cette période
Sudak - moron : toute l’année
Tekir - petit rouget : de février en juillet
De la même famille que les rougets. On appelle les plus gros çuka et les plus petits mycyr. Sa peau est rosée avec des taches rouges, sa chaire est meilleure que celle des rougets.
Torik - thon : septembre, octobre, novembre
Uskumru - maquereau : novembre, décembre, janvier
En été sa chaire est maigre et sapide et il prend le nom de lipari
Zargana - congre : mars, avril
Long fin et verdâtre, est surtout bon, cuit au court-bouillon car il est plein d’arêtes ou frit au beurre, panné dans la farine de maïs.

Poissons à chaire blanche
Turbo, daurade, bar, rouget, mulet, daurade grise, trigle, sole, lüfer

Poissons à chaire rouge
Anchois, sardine, maquereau, macreuse, bonite, espadon, thon, congre.

Par Gini-Meryem
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Lundi 15 décembre 2008

En Europe

Les mots "yaourt" ou "yoghourt" font leur entrée officielle dans le Petit Larousse en 1925. Le premier est d'origine grecque, le second d'origine turque (yoğurt)
Les deux termes sont reconnus par la législation européenne. Ils définissent un lait fermenté avec ces deux seules bactéries : Lactobacillus bulgaricus et Streptococcus thermophilus. C’est au début du XXème siècle, que le prix Nobel scientifique, Ilya Metchnikoff, commença à étudier comment l'acide lactique produit par les bactéries du yaourt pouvait augmenter l'espérance de vie de l'homme.
A partir de ces études, l'intérêt pour le yaourt a commencé à grandir à travers l'Europe et l'Amérique.

Considéré comme un reconstituant pour les malades, le yaourt n’était vendu, dans les années 30 en France, que dans les pharmacies. Ce n’est qu’en 1950 qu’il fit une apparition timide sur les rayons des épiciers. Pour atténuer son goût aigrelet qui ne séduisait guère les papilles occidentales, on le consommait en dessert en y ajoutant quantité de sucre ou de miel. Les fabricants eurent alors l’idée de proposer des yaourts sucrés, puis aromatisés à la vanille, au chocolat, au caramel, aux arômes artificiels. C’était l’époque des pots en carton paraffinés vendus à l’unité. Puis le yaourt conquit tous les foyers et la véritable production industrielle pu prendre l’essor que l’on sait. On le présenta en pots de plastique par quatre, par huit ou plus, aux fruits du verger, fruits exotiques, fruits des bois, allégé, mixé, brassé, velouté, crémeux, liquide. Pour lui rendre ses lettres de noblesse, il est au lait entier en pots de verre, écologie oblige. Nous voici revenus à la case départ sans avoir réussi à sortir ce pauvre yaourt de son ghetto! Bref, pendant encore de longues années, barbouillé de confiture, hérissé de corn flakes, d’amandes effilées, il n’est resté qu’un dessert et au mieux une variante pour le petit déjeuner.

La recherche en diététique s’est chargée de nous faire redécouvrir toutes ses vertus qu’on avait fini par oublier sous l’avalanche d’additifs qui masquaient son goût acidulé.

"On sait aujourd’hui que grâce aux lactobacillus bulgaricus et au streptococcus thermophilus qu'ils contiennent, les yaourts améliorent la flore intestinale en inhibant l'action des germes pathogènes.
Le lactobacillus bulgaricus et le lactobacillus acidophilus produisent en outre de l'acidophiline, une substance aux propriétés antibiotiques.
Les ferments du yaourt auraient également des propriétés anti-cancérigènes, en éliminant les nitrites des cellules, ce qui réduirait l'incidence du cancer.
Enfin, le yaourt préviendrait le stress, en favorisant un bon équilibre entre sérénité et anxiété provenant, selon certains, du taux sanguin de tryptophane. Or les ferments lactiques en libèrent... Rien d'étonnant à ce que, dans le futur, des scientifiques n'hésitent pas à attribuer aux laits fermentés un rôle de " locomotive " dans la mise au point d'aliments aux effets pro biotiques, c'est-à-dire aux effets bénéfiques pour la santé, les fameux alicaments."

Les bienfaits du yaourt sont donc toujours à l’étude... mais plus personne ne songe à attendre les résultats scientifiques pour en augmenter sa consommation…juste pour le plaisir gustatif. Les recettes, même salées, incluant du yaourt se multiplient et vous suggèrent l’utilisation du yaourt grec ou bulgare à toutes les sauces.

En Turquie

Sans vouloir vous importuner par une crise d’identité déplacée, je tiens à vous rappeler que dès 1071, le dictionnaire arabo-turc de Mahmoud al Kachgari, publié au Sin-Kiang, en fait une mention écrite. Le yaourt/yoghourt suit la progression des cavaliers mongols comme celle des troupes turques, ce qui explique sa présence dans tous les Balkans.
Le yaourt fait même une brève apparition à la cour de France en 1542 quand le roi François Ier, souffrant d'une maladie intestinale, apprend l'existence d'un lait de brebis fermenté dont on dit merveille à la cour du sultan Soliman le Magnifique, son allié diplomatique.

Tous les pays consommateurs de yaourt, bien avant que l’occident en découvre les bienfaits au début du XXe siècle, ont dans leur tiroir à folklore une petite histoire édifiante à ce sujet et bien que des témoignages historiques la rende superflue, je vous livre la version locale :
Une légende anatolienne très répandue raconte qu’il y a très longtemps, par un matin de printemps, jour de la fête religieuse...et un peu païenne aussi, Hıdırellez (célébrée le 6 mai), une jeune fille se promenant dans la campagne, cueillit de la rosée dans ses mains. A cet instant, une voix lui dit de la verser dans le lait tiède de la brebis qu’elle venait de traire. C’est ainsi que le premier yaourt fut fabriqué et il parait qu’on le fait encore ainsi dans les villages anatoliens.

Pour nous qui vivons en Turquie, le yaourt est de toutes façons un ingrédient incontournable de la gastronomie et nous n’hésitons plus à prendre à pleines mains les pots de 500g, 1kg et plus dont les petites et grandes surfaces sont abondamment approvisionnées quotidiennement. Les yaourts aux fruits sont assez peu appréciés des autochtones pour la bonne raison que le yaourt ici accompagne traditionnellement des plats salés.

En voici un petit inventaire :
“L’iskender kebab ”, le plat de viande d’Alexandre, sur un lit de pide et arrosé de sauce tomate, les “mantı ” sorte de tortellini, les “ etli dolma ” légumes farcis à la viande servis chaud, certains légumes, en particulier les épinards, les fèves, les courgettes et aubergines frites et même le riz et les pâtes.
On le retrouve en sauce aillée sur les concombres, le pourpier, les oeufs durs et aussi sur les carottes cuites froides.
Il devient rafraîchissant l’été en cacik (dilué et salé, mélangé avec des concombres hachés menus au couteau).
Il est utilisé égoutté (süzme) avec de l’aneth émincé pour en faire un
“meze” (haydari)
C’est aussi une boisson que vous ne pouvez ignorer : L’ayran
Plus original, il est l’ingrédient principal d’une soupe, yayla çorbası , servie avec de la menthe séchée.
Malaxé avec une purée de tomates oignons piments et incorporé à de la farine, il forme une pâte qui sera desséchée pour constituer la base de l’ancêtre de toutes les soupes déshydratées, c’est
le tarhana.
Une exception qui confirme la règle cependant : le “yoğurt tatlısı ”, pâtisserie au sirop.
Rien d’étonnant donc au conditionnement en maxi pots puisqu’il est sur la table à tous les repas.

Il n’y a pas si longtemps, sa fabrication artisanale faisait l’objet d’un véritable sacerdoce même à İstanbul. Pas un quartier sans son “yoğurtcu ” qui vendait sa production de la nuit, son chargement en équilibre sur une épaule, pendant que sa femme assurait la distribution dans une boutique minuscule où elle proposait également les “yufka ” (grandes galettes pour börek) qu’elle confectionnait devant les clients. On ne trouvait alors que du yaourt crémeux, avec la crème au-dessus qui formait un bouchon naturel. Il n’était pas garanti pur lait de vache. Dans sa composition il pouvait entrer suivant la saison et en quantité variable du lait de brebis ou de buffle.

Certains quartiers étaient réputés pour leur yaourt particulièrement goûteux. Kanlıca, sur la rive asiatique du Bosphore, est un des seuls qui s’accroche encore à cette tradition. Une pause de charme pour déguster un yoğurt dans un des cafés près du débarcadère

Par Gini-Meryem
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